Le caviar des mafieux ne risque-t-il pas d’étouffer les cris d’un innocent ?

Ci-dessous, copie du courrier transmis aux 14 députés européens slovaques.

Richard Vlček EduMesdames et Messieurs les députés,

Je lis dans le Magazine Le Vif de ce 4 septembre que vous avez écrit à Marc De Mesmaeker, commissaire général de la police fédérale. Vous lui signalez que « le comportement des membres de la police fédérale envers le citoyen slovaque Jozef Chovanec a dépassé les limites des normes juridiques belges ».

Si je comprends votre interpellation, je m’interroge également sur Richard Vlček, un de vos citoyens emprisonnés depuis bientôt 6 ans (le 2 octobre prochain) dans une prison bulgare sans que personne, hormis sa famille et ses proches, ne s’inquiète de son sort.

Mon ami Richard Vlček est condamné à 25 ans de prison pour une tentative de meurtre sur son beau-père. Je vous invite cependant à lire ou à vous renseigner sur son dossier pour y découvrir les nombreuses incohérences qui y sont reprises et dont le dossier semble manipulé de A à Z.

Depuis 6 ans, monsieur Richard Vlček clame son innocence. Il a transmis plus de 600 (six cents) courriers aux autorités (politiciens, justice, …) de votre pays pour la réouverture/révision de son dossier. A ce jour, il n’a reçu aucune réponse.

Sa famille interpelle également les autorités dans ce sens. Mais en vain.

Innocent, il refuse évidemment les transactions financières proposées par de hauts responsables de votre pays pour qu’il puisse sortir de prison.

Je m’interroge d’autant plus sur l’intégrité des responsables de votre pays après avoir suivi la récente animation judiciaire de votre belle Slovaquie.

Et comme depuis quelques heures vous semblez vous intéresser de très près aux dysfonctionnements de la justice belge dans le « dossier Chovanec », j’attends évidemment de lire vos futures interpellations sur « L’affaire Kuciak », le journaliste d’investigation slovaque assassiné avec sa fiancée le 21 février 2018 pour des mobiles liés vraisemblablement à ses enquêtes sur Marián Kočner. Dois-je vous rappeler qu’au terme du procès Marián Kočner a -quand même- été condamné jeudi, mais seulement pour possession illégale de munitions, ce qui lui coûtera 5.000 euros d’amende. Il ne sera pas libre pour autant, car le businessman a récemment été condamné à une peine de 19 ans de prison pour une fraude portant sur … 69 millions d’euros… rien que ça …

 Vous n’êtes pas sans ignorer les remous provoqués dans les différents organes de presse dans le monde par le jugement qui a été rendu.

La presse nationale mais également mondiale pointe votre pays du doigt. Le journal Le Monde, qu’il ne faut plus présenter, consacre son Editorial du jour à l’acquittement de Marián Kočner. Je cite : « Le procès fleuve dont il a été le centre depuis deux ans a permis aux Slovaques de mesurer l’étendue de la corruption dans le monde politico-judiciaire », parlant même de corruption, …  D’autres dénonçant la Slovaquie comme un état mafieux. Je vous laisse seuls juges de ces propos.

Je me pose dès lors une question, est-ce l’hôpital qui se moque de la charité ? Ne faut-il pas balayer devant sa porte avant de regarder chez les autres ?

Un proverbe dit « On voit la paille dans l’œil de son voisin, mais pas la poutre dans le sien ».

Je transmets ce courrier de manière individuelle aux 14 membres Slovaques de votre Assemblée européenne. J’ose espérer qu’au contraire de mon ami Richard qui a fêté ses 52 ans ce 1er septembre et de sa famille j’aurai le plaisir de vous lire et qu’un suivi positif sera apporté à ce dossier qui, je vous l’affirme haut et fort, fera encore couler beaucoup d’encre si vous restez murés dans votre silence.

La presse belge (des liens existent sur Internet) s’est intéressée à mon ami Richard et devrait encore y revenir …

Renata, la sœur de Richard me dit qu’« En Slovaquie on dit que l’espoir meurt en dernier » … J’attends de voir si elle a raison.

Bien à vous.

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Richard Vlček en route vers la liberté ?

richard vlček11 août 2020 … une date que n’oubliera pas une famille slovaque…

Mais que de péripéties entretemps …

Alors qu’il s’inquiétait entre autres qu’un courrier envoyé de Slovaquie ne me soit pas parvenu, celui-ci m’est bien arrivé, mais avec retard et (re)fermé avec un collant… Le contenu n’a indubitablement pas fait plaisir aux lecteurs slovaques qui ont découvert le contenu de la missive où Richard clamait encore une fois son innocence et n’hésitait pas à citer et à compromettre certaines personnes.

Ses nombreux courriers, quasi journaliers adressés depuis de nombreuses années au Premier Ministre, au Président du Conseil National de la République Slovaque, au Ministre de l’Intérieur, aux députés, au Secrétaire d’État, aux journalistes, au conseiller du Premier Ministre et à bien d’autres responsables pour revoir son dossier sont toujours restés lettre morte.

Sur le conseil d’une amie, j’ai donc invité Richard à introduire un dossier auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, ce qui fut fait le 19 mai via Madame JUDr. ILDIKÓ OSVALDOVÁ, une ancienne procureure qui est aujourd’hui son avocate.

Richard m’écrivait encore récemment « Je crois et j´espère en la victoire, j´espère que la vérité gagne ! Cher Dominique, je ne veux rien de plus, seulement la vérité parce qu’ils ont gâché ma vie, ma liberté ».

Evidemment le COVID n’allait pas accélérer la décision de Strasbourg… J’avais toutefois dit à mon fils que si une issue positive intervenait avant son entrée à l’Unif nous irions accueillir Richard à sa sortie de prison située à septante kilomètres de Bratislava.

J’ai eu Richard au téléphone ce dimanche 9 août, deux jours avant la bonne nouvelle. Il ne s’attendait pas du tout à une réponse rapide de la Cour Européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg, même s’il l’espérait. Les vacances et la crise du COVID lui disaient qu’il fallait encore attendre…  Mais ce 11 août, Renata, la sœur de Richard me faisait parvenir ce mail « Salut Dominik. Aujourd’hui est venue la bonne nouvelle de Strasbourg. Ils n’ont pas rejeté la plainte de Richard, mais l’ont acceptée. Hourrrraaa ».

L’ouverture de son dossier devrait définitivement démontrer que Richard est innocent.

Et maintenant ?

Le 2 octobre, il y aura 6 ans que Richard croupit en prison. Il a été condamné le 18 juin 2015 à 25 ans de prison.

A l’aube de ses 52 ans qu’il aura le 1er septembre, Richard, son fils, ses parents, sa sœur croisent les doigts pour qu’enfin LA VÉRITÉ éclate au grand jour.

Tous leurs espoirs sont désormais tournés vers la décision que prendra la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Le 10 août 2019, la sœur de Richard m’écrivait « En Slovaquie on dit que l’espoir meurt en dernier », et comme il me dit souvent « Je reviendrai bientôt boire un batchu à Mouscron chez Gégé avec mes amis Steve, Nanou, la famille Brouckaert, … et j’espère rencontrer Polo et Yves ».

Sur la photo, vous pouvez découvrir Richard en compagnie de Joe Borbély, d’origine slovaque, ami de Pelé et directeur général de l’équipe Brasil Masters, une sélection d’anciennes stars. S’y trouve aussi le Brésilien EDU qui fut champion du monde en 1970 lors du Football Star Match qui s’est déroulé à Dunajska Streda en 2010.

« Je ne veux pas mourir ici, en prison, je n’ai rien fait ! »

lettre Richard VLCEKAlarmé et ému par la situation de Richard Vlček, Paul-Olivier Delannois, Bourgmestre de Tournai a envoyé un courrier au Ministre des affaires étrangères, au Consulat de Belgique en Slovaquie et à l’Ambassadeur Slovaque de Belgique en les priant de réexaminer le dossier.

S’il est stipulé dans la correspondance que Richard est originaire de Mouscron, il n’en est évidemment rien et une précision a bien été fournie aux différentes personnes ayant reçu le courrier : « L’essentiel est que le dossier ait été porté à leur intention et que la demande soit analysée » précise la conseillère au cabinet du Bourgmestre de Tournai.

Par ailleurs, Richard n’est pas emprisonné pour le meurtre de son beau-père mais bien pour une tentative de meurtre comme mentionné pat erreur dans la lettre !

L’ex solide défenseur des « Rouge et Blanc » est tenu au courant des diverses réactions chez nous par sa sœur Rénata qui chaque jour remue ciel et terre pour que la vérité sur son frère soit établie.

Richard que j’ai eu au téléphone ce mardi après-midi ainsi que très longuement ce matin me demande de remercier toutes les personnes qui ont réagi à sa situation. C’est un véritable cri de douleur qu’il lance dans un parfait français « Dominique, je dois encore rester 20 ans en prison. Je ne veux pas mourir ici, en prison, je n’ai rien fait ! Je ne veux pas mourir en prison pour rien ! ».

Si Richard qui aura 51 ans le 1er septembre prochain fonde beaucoup d’espoir sur les différentes réactions et courriers transmis aux différents responsables de son pays, il en a également sur les prochaines élections qui se dérouleront début 2020.

Richard tient à préciser que le premier mari de son ex-épouse qui a été assassinée a également eu pas mal de problèmes avec son beau-père.

Le beau-père de l’ancien joueur de football de l’Excelsior, âgé de 81 ans est un communiste qui a collaboré avec la police secrète Tchécoslovaque. Il en est à sa troisième accusation le concernant.

La première fois, il avait accusé Richard d’avoir déposé une bombe sous sa voiture. Quelques mois plus tard, il l’accusait de l’avoir frappé à la tête. Pour ces faits, le tribunal l’avait blanchi.

On connait la suite de la troisième accusation où le sportif précise : « La police n’a rien vérifié des dires de mon beau-père. Il n’y a RIEN dans le dossier pour me condamner ».

S’il a été défendu par un des trois meilleurs avocats de Slovaquie, Richard regrette également la peur qui tenaille la presse slovaque pour évoquer son dossier.

S’il est libéré, Richard promet qu’il viendra le plus rapidement possible saluer et remercier ses anciens équipiers et les supporters de Mouscron qu’il a connus.

LA vérité pour Richard Vlček !

IMG_20190714_135346Les différents articles parus ces jours-ci dans les différents journaux (La Dernière-Heure, Sud-Presse) redonneront peut-être un peu le sourire à Richard et à ses proches.

Les plus anciens fréquentant le Canonnier de la rue du Stade n’ont certainement pas oublié Richard Vlček, ce joueur de football charmant au demeurant pour ses équipiers et les Mouscronnois, mais indomptable pour ses adversaires.

Une fois les chaussures à crampons aux pieds, Richard n’était plus le même homme. Son maillot floqué du n° 15 enfilé, Richard n’avait peur de rien. Taillé comme un roc, joueur rugueux mais correct, il se donnait toujours à 200 % pour ses couleurs.

Pendant trois saisons, il arpenta les pelouses du royaume alors que Mouscron militait en 2ième division, une équipe et un pays qu’il quitta pour rejoindre le FC Nitra en 1ère Ligue slovaque (1995-1997) avant de militer à partir de1998 pour le club MATADOR à Bratislava qui évolue en 2ième ligue slovaque.

IMG_20190714_135314Le cauchemar commence pour Richard !

Et puis la cata : Suzanna, la maman de son fils est assassinée en novembre 2009. Le 15 juin 2014 un inconnu tire sur son beau-père alors qu’il se trouvait dans sa voiture.

Entre le 15 juin et le 16 septembre 2014, son beau-père déclare par 6 fois qu’il ne reconnait pas son agresseur, mais le 17 septembre, cinq mois après les faits, revirement de situation. Le beau-père de Richard l’accuse de cet attentat et le 2 octobre 2014, Richard est arrêté.

En Belgique, le célèbre avocat Christophe REDKO n’hésite pas, pour disculper un de ses clients, d’avancer dans la DH que l’« attente a rendu les accusations (de l’accusatrice) moins crédibles »… mais c’est en Belgique et pas en Slovaquie, un pays où être journaliste semble être un métier à risques !

Le 19 novembre 2014, le beau-père de Richard affirme qu’il a reconnu son beau-fils car il a les yeux verts/bruns… Seul problème : les yeux de Richard sont bleus !

Le 10 décembre 2014, à la NAKA (L’Agence criminelle nationale), et sous contrôle de la caméra, un officier de police déclare ouvertement qu’il sait qu’il n’y a rien contre Richard, et le rackette « si tu donnes ta voiture Mercedes ML, tu seras innocenté. Mais si tu ne me donnes pas ta voiture, nous sommes de la NAKA et on peut tout faire… On fabriquera contre toi des évidences et tu vas être condamné ». Une affirmation très lourde de sens !

Et Richard dénonce donc ouvertement une « corruption, du racket, de la duperie et même de fraude (manipulation de documents »

Clamant haut et fort son innocence, Richard refuse ce racket !

En janvier 2015, Richard demande de réexaminer son dossier… C’est NIET, aucune réponse ! C’est inacceptable en Slovaquie. Les 43 tests (empreintes digitales, ADN, …) effectués par les laboratoires sont tous négatifs ! 

Malgré toutes ces évidences, Richard est condamné le 18 juin 2015 à une peine de 25 ans de prison. Dans la foulée Richard continue de clamer qu’il n’est pour rien dans l’attentat perpétré sur son beau-père « je le jure, je suis innocent ».  La peine ne peut pas être réduite sauf si comme le signale sa sœur, « l‘action est restaurée et la reconstruction, la confrontation, peuvent être autorisées. ». Elle rajoute « L’innocence de Richard dans laquelle nous sommes tous convaincus et nous savons qu’il n’y était pas parce que la nuit du 14.6.2014 il était avec nous, à 100 km de la scène du crime ». 

Une famille pleure un papa, un fils, un frère ! 

Richard reste persuadé que si son dossier est revu de manière juste et légale son innocence sera immédiatement prouvée.

« Je ne veux rien, seulement la vérité » sont les derniers mots de Richard, une sorte de SOS, un appel à l’aide car en Slovaquie, la peur de la NAKA (police), est toujours bien présente !

Aujourd’hui, Renata, la sœur de Richard crie haut et fort « Nous ne pouvons toujours pas expliquer qui a un tel intérêt à blesser Richard et pourquoi ».

Richard a déjà écrit à Interpol à Lyon, à Europol à La Haye, au Président du Conseil Européen Donald TUSK à Bruxelles, à Antonio TAJANI, Président du parlement Européen, à Věra Jourová, avocate et Commissaire Européenne chargée entre autres de la Justice mais toutes ses lettres sont restées lettre morte !

Idem pour Renata, la soeur de Richard « Chaque semaine, j’écris au président de la police pour demander l’autorisation de reconstruction (révision du dossier). Richard, sa maman et moi-même écrivons au président slovaque, au ministre de l’Intérieur, au ministre de la Justice, au Premier ministre, aux députés, et tout le monde dit seulement qu’il ne peut s’immiscer dans le travail de la police » et de poursuivre « L’appel de Richard devant la Cour constitutionnelle de Košice est à présent déposé, mais la Cour constitutionnelle slovaque ne peut pas fonctionner car les membres du Conseil national slovaque ne peuvent se mettre d’accord sur l’élection de juges par la Cour constitutionnelle et les élections ont été reportées en septembre. » 

Richard portrait robotEt maintenant ?

Olivier, le fils de Richard, qui fêtera son 19ième anniversaire le 24 novembre prochain et qui a déjà perdu sa maman peut-il entrevoir des jours meilleurs auprès de son papa ?  Nul ne le sait !

Tout ce que Richard et sa famille souhaitent, c’est tout simplement la réouverture de son dossier et la révision de son procès !

Des journalistes, des juristes de chez nous ou d’ailleurs seront-ils interpellés par le cas de Richard et lui viendront-ils en aide ?

La photo montre le portrait de Richard accompagné de SON portrait-robot repris dans le PV de la police daté du 17 juin 2014 … Faut-il en rire ou en pleurer ?