Allô Polo, Allô Lulu

Loin des chamailleries qui foisonnent dans la presse sur leur couple, Paul-Olivier Delannois, bourgmestre de Tournai, profite aujourd’hui d’une belle journée sur le Tour de France alors que sa moitié, Ludivine Dedonder donnait hier des coups de pioche pour l’installation du futur complexe destiné à abriter, sur la base aérienne de Florennes, les drones pour effectuer des missions de reconnaissance.

Si Théo Francken rugit sur le couple Polo/Lulu, il n’hésite cependant pas à lancer « J’aime la Wallonie et les Wallons ».

Mais au-delà de ces polémiques politiciennes, peut-on reprocher au couple Polo/Lulu de favoriser leur ville ?

Il convient néanmoins de se poser quelques questions sur cet adage « Charité bien ordonnée commence par soi-même ».

Le couple tournaisien ne s’inspire-t-il pas d’un autre socialiste qui à l’époque fit d’Ath ce qu’elle est aujourd’hui ? Ath, que certains avaient même rebaptisé « Spit City », doit beaucoup si pas tout à Spitaels que certains surnommaient « Dieu ».

Un Paul-Olivier Delannois qui n’hésite d’ailleurs pas à avancer que son modèle politique n’était autre que Guy Spitaels. Le modèle politique de Lulu est très différent. Sa source d’inspiration est Michel Daerden, l’amuseur public. « En politique je lui dois tout ce que je suis devenue » déclare-t-elle après avoir appris la disparition de « papa ».

On le sait, le maïeur tournaisien n’a pas la langue en poche et après le décès de Detremmerie, il était évident que ses successeurs ne devaient pas s’attendre à des cadeaux venant de sa part.

Delannois n’avait d’ailleurs pas tourné autour du pot la veille des élections d’octobre 2018 : « J’assume mes choix pour Tournai », « Je pense d’abord pour Tournai », « j’agis pour Tournai », « se battre pour Tournai », … Le ton était donné !

Certains me rétorqueront qu’il a aussi déclaré « Les relations avec Rudy Demotte sont bonnes et le resteront ». On sait ce qu’il en est advenu… Le petit Rudy s’est tout simplement fait bouffer par le couple Delannois/Dedonder. Ciao Rudy.

Et Mouscron dans tout ça ?

Une seule réponse : On se fait dévorer !

Si grâce à ses nombreux mandats politiques Guy Spitaels avait mis en avant sa ville, Detrem de son côté avait réussi à mettre Mouscron sur la carte du monde grâce au foot. La suite de l’histoire est moins sexy …

A cette époque, Tournai vivait quasi dans l’ombre de ses villes voisines : l’une gérée par les socialistes (Ath), l’autre (Mouscron) par le cdH devenu depuis peu « Les Engagés ».

Mais la roue a bien tourné, même si c’est dans le mauvais sens pour les Mouscronnois.

Les chats sont partis, les souris dansent

Après le décès de Detrem et ensuite la perte de son poulain Damien Yzerbyt emporté par la maladie, les Tournaisiens n’allaient pas manquer de faire payer aux Hurlus leur mise à l’ombre…

Aujourd’hui, le duo Polo/Lulu s’en donne à cœur joie pour redonner ses lettres de noblesse à la Cité de Clovis.

D’un côté un bourgmestre défendant SA commune becs et ongles, de l’autre une compagne parachutée Ministre de la Défense par Polleke (Magnette). Il n’en fallait pas plus pour promouvoir Tournai tous azimuts.

De Mouscron on n’en parle plus. A l’image de l’Eurométropole Lille-Courtrai-Tournai

Si à Mouscron on grince des dents devant la fuite des institutions, aujourd’hui les Tournaisiens jubilent devant les actions du « couple royal de Picardie ».

Si tout va pour le mieux dans le ménage glamour tournaisien, certains se demandent s’il y a un futur divorce fracassant dans l’air dans le couple de Wallonie picarde ? L’avenir nous l’apprendra…

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Brigitte Aubert omniprésente ou propagande électorale …

Faut-il encore s’étonner de la présence de madame Brigitte Aubert, bourgmestre Mouscronnoise, dans le dossier du « football mouscronnois » lorsque l’on voit son omniprésence dans la revue communale Vivre dans ma ville de juin 2022 où elle n’apparaît pas moins de 17 fois sur 24 pages.

Allez Brigitte, encore un petit effort pour avoir 100 % de présence photogénique dans la prochaine parution.

Il va sans dire que cette revue est pour notre bourgmestre une très belle tribune de politique électorale à défaut des travées des tribunes de foot… ?

Sauf erreur de ma part, jamais ses prédécesseurs au poste de bourgmestre ne se sont permis autant de largesses.

Madame Aubert veut-elle concurrencer son homologue Estaimpuisien Daniel Senesael qui était apparu 30 fois dans le bulletin communal et ce à quelques semaines des élections d’octobre 2018, ce qui lui a valu quelques ennuis après un dépôt de plainte ?

Vous remarquerez que ces deux revues communales « Estaimpuisiennes » ne sont plus en ligne !!

Madame Aubert, constatant comme beaucoup d’autres ce que devient notre ville, peut-être serait-il intéressant de rappeler certaines règles (stationnement, propreté et autres incivilités…) dans votre revue ?

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L’ « action Excel » : un bon placement ?

Après les différentes sagas du foot mouscronnois et le dernier épisode en date, on semble enfin vouloir repartir sur des bases plus saines« les jeunes, les filles et une équipe P3 qui remonte à son rythme en s’appuyant sur le vivier des joueurs du cru ».

Bizarrement, depuis l’aveu de la dernière faillite du club, certains politiques sont aux abonnés absents, c’est l’omerta totale.

Dans mon dernier article je faisais allusion à un courrier transmis à Michel Franceus, président de l’IEG mais également vice-président du feu Royal Excel Mouscron ainsi qu’à Mathilde Vandorpe, députée wallonne qui a pris la place de Damien Yzerbyt décédé, tous deux membres du Cdh ou plutôt « Les Engagés ».

Dans cet article, je m’interrogeais à propos des révélations d’un journaliste de la Dernière-Heure qui écrivait que des actionnaires mouscronnois (dont les deux politiciens -cités ci-dessus-) avaient empoché une somme de 150.000 € pour une mise initiale de … 2.000 €.

Malgré mes nombreuses recherches, je n’ai trouvé aucune banque ayant un tel rendement sur un investissement de 5 à 6 années.

Réponse ou pas de réponse de nos politiciens ?

J’avoue que je ne m’attendais pas à recevoir une réponse aux mails adressés aux deux politiciens concernés.

Et pourtant, ce 21 juin, une réponse de Mathilde Vandorpe atterrit dans ma boîte mail « Bonjour Dominique. J’ai bien lu l’article de la dernière heure. Il serait bon que la presse vérifie ses sources avant de faire des publications de ce genre. Je ne manquerai pas d’en faire part à Julien Parzynski, qui est un de mes anciens élèves ».

Surpris du retour que m’a adressé notre députée, je suis encore plus interloqué par son contenu … N’aurait-il pas été intéressant de savoir ce qui la chagrine réellement dans cet article rédigé par son ancien élève d’autant plus que je n’ai lu aucun droit de réponse dans la Dernière-Heure, ce qui aurait pu être demandé.

Je n’irais pas jusqu’à reprendre les propos d’un ancien conseiller communal de l’époque et proche du pouvoir Cdh qui avait lancé « qui ne dit mot consent», pour implanter coûte que coûte une télévision locale dans la cité hurlue sur fond de Demokratur mais il aurait été intéressant de savoir ce que Mathilde voulait exactement dire.

Dès lors, plusieurs questions peuvent être posées :

  1. Elle n’a rien reçu.
  2. Elle a tout reçu et a tout gardé.
  3. Elle a tout reçu mais a quand même remboursé les 2.000 € à la veuve de Damien Yzerbyt.
  4. Elle a tout reçu et a tout donné à la veuve de Damien Yzerbyt.
  5. Elle a tout reçu mais a versé tout ou partie au Futurosport.
  6. L’agent de football Pini Zahavi n’a pas remboursé les parts aux 9 personnes ayant investi chacun 2.000 €
  7. toute autre solution …

Quant à Michel Franceus… il avait sans aucun doute d’autres chattes à fouetter que de prendre le temps de me répondre … Dès lors Monsieur Franceus, qui ne dit mot consent ?

Si un tel investissement venant de privés (avocat, comptable, et autres professions libérales) pourrait paraître moins choquante (encore que …), n’est-il pas inadmissible que des politiciens payés avec les deniers publics -notre argent-, fassent preuve d’opportunisme pour se sucrer parce qu’ils sont au bon endroit au bon moment ?

De même, lors de la constitution de cette société coopérative à responsabilité limitée à finalité sociale, pourquoi ne pas avoir défini cette finalité et fait appel aux supporters pour prendre des parts dans cette société surtout qu’un ancien président de l’Excel avait un jour déclaré « Une manière de permettre aux supporters de se réapproprier le club » ?

Et maintenant ?

Pour en revenir au nouveau club de football local -Stade Mouscronnois Squadra- il se chuchote également que madame Aubert, aidée de l’ancien joueur local et Internaltional MBo MPenza, négocierait avec Dubaï pour ramener un club pro au plus vite au stade afin d’assumer le loyer. Est-ce dire que voir évoluer le nouveau club dans la rue du Stade est déjà compromis ?

Les Mouscronnois sont-ils invités à un « Dîner de Cons » ?

Que dire et que penser du départ de nos valeureux pompiers vers le minuscule village d’Evregnies ?

Certains prétexteront que ce n’est pas un choix politique mais un choix purement rationnel, au regard du périmètre de la zone, et que cette rationalisation des casernes a été réalisé pour améliorer l’efficacité et en réduire les coûts. Mais que dire alors, lorsque pour conforter leurs décisions, ils semblent forcer d’ajouter que ce choix d’implantation de la nouvelle caserne avait été avalisé par feu Alfred, alors Bourgmestre de Mouscron…

Pour notre part et pour pas mal d’autres personnes, le sourire narquois est de circonstance, surtout que le dernier argument vaut son pesant d’or !!

Dépouiller les communes voisines

Que chaque municipaliste désire le meilleur pour sa commune, on peut le comprendre. Que l’on veuille faire un petit cadeau aux amis proches, pourquoi pas …

Bien évidemment quand cela se fait au bénéfice de la naïveté voire même de la complicité passive d’édiles d’autres municipalités voisines dépouillées, cette démarche peut prendre un caractère malsain… Mais ne dit-on pas « Bien(s) mal acquis… »

Des exemples existent et en pagaille. Prenons la ville d’Ath qui comptait en 2021 un peu moins de 30.000 habitants. Cette ville serait-elle devenue ce qu’elle est sans la présence de Guy Spitaels qui fut président du Parti socialiste de 1981 à 1992, plusieurs fois ministre, vice-Premier ministre, président de la région Wallonie et ministre d’État belge ?

Mouscron (ville de 60.000 habitants) n’a malheureusement plus une pointure politique capable de placer Mouscron sur la carte et de taper du poing sur la table pour ce faire. Damien Yzerbyt aurait pu être celui-là… Malheureusement, la maladie l’a emporté.

Pour en revenir au problème qui nous occupe, il est évident que lors des interventions des pompiers les médias évoqueront les départs de la caserne d’EVREGNIES de quoi ternir un peu plus l’image de Mouscron.

On se défend comme on peut

Si le choix opéré coule de source, pourquoi Daniel Senesael, Bourgmestre de la commune d’Estaimpuis (dont fait partie Evregnies) se sent-il obligé de justifier la présence de cette caserne sur son territoire. Il déclarera dans la presse : « Ce n’est pas pour les beaux yeux du bourgmestre que la caserne a été construite ici mais parce qu’elle se situe à un endroit stratégique. Dottignies est en face et elle est à une encablure d’un nœud autoroutier ».

C’est faute de raison que l’intelligence a recours à un artifice pour se justifier. (Jacques Nteka Bokolo)

Olivier Lowagie va également dans ce sens : « Cette implantation s’inscrit dans la réalité sociétale, je suis convaincu que c’est une bonne décision du conseil de zone » rajoutant : « La caserne de Mouscron reste avec des volontaires et il y aura toujours une garde « Ambulances » 24/24. La densité de population et le nombre d’interventions là-bas sont tels que cela se justifie ». Mais là aussi dans cette déclaration, n’y a-t-il pas des arguments et des contre-arguments à ce choix de localisation ?

Alors oui, comme le dit si bien Daniel Senesael « Dottignies est en face » …  Rappelons toutefois les soucis de circulation fréquents et le chaos de la semaine dernière entre Dottignies et Mouscron. Certains automobilistes ont passé des heures dans leur voiture… Une amie reliant régulièrement Mouscron à la banlieue tournaisienne, a mis 2 heures 40’ ce jour-là pour parcourir la soixantaine de kilomètres aller-retour, soit une heure et quarante minutes de plus qu’en temps normal.

Dès lors doit-on risquer une catastrophe pour consolider la notoriété d’Evregnies et aviver le copinage entre élus ?

Il reste tout simplement à espérer que les environs du quartier du Risquons-Tout seront épargnés des flammes. Les assureurs risquent de la trouver mauvaise en analysant le délai d’intervention, voire de demander une surprime comme cela est déjà le cas en matière de cambriolage…

Que dire des risques industriels comme évoqué dans l’Avenir du jour. Pour un incident mineur (heureusement) chez Flaurea, usine Seveso, à Ath, le délai d’intervention de 17 minutes pose question aux élus et plus particulièrement à Bruno Monatari qui a soulevé ce point lors du dernier conseil communal qui s’est tenu mardi.

Espérons que les investisseurs potentiels ne se poseront pas les mêmes questions au moment de faire leur futur choix d’implantation en terres hurlues.

Alors oui, certains s’offusqueront peut-être de l’image et du texte incrusté pourtant amusant illustrant cet article : les élus Mouscronnois applaudissant et saluant le passage des véhicules de secours… Il y a même des élus qui croient que les pompiers possèdent un hélicoptère et que celui-ci devait également défiler… ou peut-être regardent-ils vers le ciel en signe de résignation ?

Sur les réseaux sociaux, une personne se demandait même si ces « édiles communaux vont faire la même chose demain pour nos footballeurs et après-demain pour les employés des contributions » en terminant quand même par un « MERCI aux pompiers » bien mérité.

Et oui, et bientôt ils nous diront à nouveau « Votez pour moi, je pense pour vous ».

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