Le foot mouscronnois déjà dans la tourmente ?

Qui a dit qu’il n’y a jamais de fumée sans feu ?

Alors que l’on semblait de plus en plus repartir sur des bases résolument saines pour relancer le foot à Mouscron avec des Mouscronnois, il semblerait qu’à peine mis sur les fonds baptismaux, le nouveau club de football local (Stade Mouscronois Squadra)  doive déjà faire face à quelques soucis … Le foot à Mouscron ne sera donc jamais un long fleuve tranquille.

Rien n’est clair depuis quelques temps. Malgré l’investissement de pas mal de personnes pour relancer le foot mouscronnois, notre Bourgmestre Brigitte Aubert et son acolyte l’Echevin David Vaccari semblent vouloir à tout prix retrouver du foot professionnel à Mouscron.

Vite largué de feu l’Excel, Mbo MPenza voulait à nouveau se mettre en avant. Pari réussi car il devient le président de Mandel, un club basé à Izegem mais qui jouerait à Mouscron… Dans la foulée, on peut raisonnablement envisager qu’Mbo emmènera son frère Emile dans ses bagages.

Malgré les 25 minutes de route et un peu moins de 30 kms qui séparent les deux villes, nous savions que ce club flandrien souhaitait venir jouer à Mouscron mais là, les responsables semblent bel et bien vouloir éjecter les vrais Mouscronnois de leur stade. N’est-ce pas madame Aubert ? N’est-ce pas monsieur Vaccari ?

Ne serait-ce pas couper l’herbe sous le pied des dirigeants Hurlus qui aujourd’hui ne savent toujours pas où ils pourront jouer lors de la prochaine saison et à quelles conditions.

Dans le pire des cas, n’est-il pas possible de faire cohabiter ce club flamand avec le club mouscronnois ? Rappelons qu’à Bruges, deux clubs de 1ère division partagent le stade.

Ce qui est possible à Bruges ne pourrait pas l’être à Mouscron ?

Une décision aujourd’hui ?

Une entrevue avec le véritable club de foot mouscronnois, et les autorités politiques prévue ce jour devrait nous éclairer un peu plus sur les intentions de notre administration et de l’IEG quant à l’avenir du Stade Mouscronnois Squadra. Après les nombreuses promesses de rendez-vous, mieux vaut tard que jamais diront certains.

Il reste à espérer que le Stade Mouscronnois Squadra ne soit pas le cocu du ballon rond à Mouscron comme le fut Péruwelz.

Et le Futurosport ?

A ce propos, la Bourgmestre semble se réjouir des subsides obtenus et de la série d’investissements qui les accompagnent… Sauf que cela ne concerne – quand on lit et relit bien – qu’UN SEUL SPORT … Devinez ! Le football, évidemment ! 

Sur le site Internet de la Ville de Mouscron un gros titre saute aux yeux « Un subside de 2,5 millions € pour les aménagements du Futurosport » … En parcourant cette page on peut découvrir que « Pour le projet concernant des aménagements divers au pôle football du centre sportif de la Barrière Leclercq, mieux connu sous le nom de Futurosport, c’est un subside provisoire de 2.430.280 euros qui est annoncé ! ». 

Certaines personnes rient jaune en faisant remarquer que « Futurosport » s’écrit sans S …. On ne peut donc y favoriser qu’une seule discipline.

En aparté, les langues se délient et expriment des déceptions quant à la différence de traitement des élèves logeant à l’internat selon le sport pratiqué. Rien que les moyens de transport proposés décourageraient les non-footeux…

Le niveau de discipline par rapport au concept « école » serait également problématique pour ceux qui désirent s’épanouir au-delà d’une ligne tracée à la chaux….

Bref, la presse et quelques politiques locaux font la publicité d’une belle manne promise. Ils feraient également bien d’évaluer le concept avec TOUS les acteurs avant qu’il ne soit trop tard et qu’ils se retrouvent avec une maison à moitié vide sur les bras car les perles encore présentes aujourd’hui auront quitté l’endroit.

Repartira-t-on vers de nouvelles aventures nébuleuses avec le ballon rond à Mouscron ? Quel rôle jouera Michel Franceus, l’ancien vice-président de feu Royal Exel Mouscron mais également encore pour quelques temps président de l’IEG ? Poste où il s’accroche très fort, financièrement parlant.

Et bientôt le tour du cyclisme ?

Si ici on parle plus spécialement de la saga du ballon rond mouscronnois, un autre dossier pourrait sans doute également faire parler de lui, une maison du cyclisme devrait en effet voir le jour en 2023.

Nul doute qu’on en reparlera et qu’ici également, on risque de bien rigoler, car ce sera sans doute une nouvelle histoire familiale.

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Mouscron, l’endroit où il faut être ?

2 € 40, tel est le prix pour parcourir la gazette Nord-Eclair du dimanche … C’est quand même cher payé pour un journal léger, léger, léger dont cinq ½ pages de pubs, une de mots croisés et 2 réservées aux programmes TV.

OK, il n’y aurait rien à redire si on n’avait pas l’impression qu’on se fiche des lecteurs, le cochon de payeur.

Ce dimanche matin, si le soleil n’était pas aussi chaud et présent, je me serais cru quelques mois plus tôt, plus précisément au 1er avril dernier…

C’est un article non-signé repris en page 7 sous le titre « Mouscron, the place to be ? », traduction « Mouscron, l’endroit où il faut être » qui a particulièrement suscité ma curiosité.

Alors là, le journal m’est tombé des mains ! Je n’en croyais pas mes yeux ! Ils ont osé !

Explications ?

Est-ce un article qui devait paraître il y a une bonne dizaine d’années et qui on ne sait par quel miracle a été publié dans les pages de ce dimanche ? Le journal local a-t-il fait appel à un étudiant venu dont ne sait où pour combler le manque d’inspiration des journaleux de service ? L’auteur du texte a-t-il trop forcé sur l’alcool attablé avec un journaliste au « Brasseur » ou au « Georgy’s Bar » ?  Un petit malin s’est-il amusé à créer le buzz ? Je ne vois que cette dernière explication tellement la ficelle est grosse …

Les quelques extraits ci-dessous devraient vous donner la banane pour quelques heures car même nos élus politiques n’auraient pas osé sortir de tels bobards. Encore que …

Lisez plutôt : « Mouscron attire et continue d’attirer, un fait dont personne ne doit douter. Alors que la partie flamande de la région a le plus grand mal à attirer les touristes d’un jour dans les centres villes. », « Mouscron reste une attraction pour beaucoup de gens », « Du shopping, une journée de lèche-vitrines ou simplement une soirée de détente ? Tant les Wallons que les Flamands se retrouvent à Mouscron. », « L’afflux d’excursionnistes est un atout majeur pour ceux qui souhaitent investir et faire des affaires à Mouscron. », « Les commerces traditionnels d’antan côtoient des activités ultramodernes dignes d’une métropole », « 7700 (lisez Mouscron) s’impose aisément comme le code postal le plus branché de Wallonie picarde ». N’en jetez plus, la coupe est pleine.

Non, vous ne rêvez pas, l’article version méthode Coué est paru dans le Nord-Eclair de ce 10 juillet 2022 et pas dans Le Gorafi, un site d’information parodique français ni dans le Canard Enchaîné qui comme chacun le sait est un hebdomadaire français satirique.

Ce rédacteur s’est-il projeté en l’an 3022 après Jésus-Christ ? A moins qu’il ne cherche également et tout simplement à se caser dans le Cabinet de notre Bourgmestre ou chez un Echevin, comme d’autres l’ont fait avant lui ?

Les optimistes (et les autres !) ne manqueront pas de nous faire remarquer qu’il vaut mieux lire ce genre de chronique qui nous fait rire aux larmes que des articles sur les bagarres et autres faits divers qui empoisonnent la vie des Mouscronnois et qui reflètent tristement la réalité du terrain.

On devrait lire plus souvent ce genre de chronique dans le quotidien régional car comme l’affirme Christine Jammes : « Rire en famille, c’est mettre une belle cerise sur le gâteau de la vie. »

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