A quand un turbo dans le moteur de la justice ?

Qui n’a pas en mémoire la marée humaine qui avait déferlé sur Bruxelles en octobre 96 dans le cadre de la Marche Blanche suite à l’affaire Julie et Mélissa ?

Malgré tout, depuis cette date, de nombreux faits tout aussi écœurants les uns que les autres vis-à-vis d’enfants sont encore toujours commis.

Plus près de nous, de nouveaux faits (suspicions d’attouchements) survenus pendant les cours de psychomotricité dans quatre établissements scolaires mouscronnois sont concernés et défrayent la chronique.

La presse écrite, parlée (Vivacité ce matin) et télévisée (RTL, RTBF, …)  s’est emparée du sujet.

L’initiative d’organiser une réunion était excellente et était évidemment attendue et espérée par toutes les familles concernées. Malheureusement, dans une ambiance relativement tendue, celle-ci  a dû être écourtée les parents ne recevant pas les réponses espérées.

La faute à une justice à deux vitesses, trop lente, laxiste, permissive. Si cette justice n’est pas bonne, que nos politiciens la changent !

Dans un cas comme celui-ci, ne faut-il pas enclencher la vitesse supérieure ? A croire que la Marche Blanche suite au décès de Julie et Mélissa n’a servi à rien.

Au-travers d’une vidéo de Droits & Libertés, une mamie déclare que « l’Echevin de l’Instruction Publique (accessoirement avocat) aurait essayé de calmer la chose et de minimiser les faits. Que l’intéressé n’a pas encore été entendu mais a été écarté pendant le temps de l’instruction ». Une remarque est également émise : « Au cas où les faits sont avérés, se pose également la question de savoir si la responsabilité de l’école ou de l’administration communale pourrait être engagée.»

Une présence qui interpelle

Si de nombreux parents étaient bien entendu présents et en attente de réponses concrètes à leurs nombreuses questions, une présence politique occupait les chaises du public. Fatima Ahallouch avait quitté le conseil communal pour se rendre à cette réunion, tout comme l’Echevin de l’Instruction Publique qui se devait évidemment d’y être.

La conseillère communale et députée socialiste posait des questions non pas « Au nom de la Rose » mais « au nom des parents ».

Cette élue du peuple était-elle là comme représentante politique ou tout simplement comme maman d’un élève fréquentant un des quatre établissements concernés ?

Sachant que la personne impliquée dans ces faits d’attouchements était sur la liste électorale du parti socialiste lors des dernières élections communales, protégeait-elle par sa présence ses arrières ? Comme le chante si bien Jacques Dutronc « L’opportuniste ».

Le nom de la personne suspectée est un secret de polichinelle et notre députée socialiste ne pouvait l’ignorer d’autant plus que le public peut aisément découvrir des affinités avec Fatima puisqu’une photo ensemble lui souhaitant un bon anniversaire est visible de tous sur la Toile.

Souhaite-t-elle d’ores et déjà se dédouaner sachant qu’une photo où elle pose avec l’individu pourrait un jour ou l’autre sortir dans la presse ?

Bon à savoir

La présomption d’innocence est un principe juridique selon lequel toute personne qui se voit reprocher une infraction est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement démontrée.

La plupart des pays d’Europe reconnaissent et utilisent le principe de la présomption d’innocence (article 6 de la Convention Européenne des droits de l’homme).

D’autres infos sur www.ambition2000.be