Affichage électoral – Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre…

RadikovPour la cinquième fois cette année, Marc Duquesnoy et son équipe organisaient une course cycliste. Profitant de la Fête de la Main, l’homme au verbe haut profitait de cette occasion pour clôturer sa saison de la Ronde de Dottignies. Si la répétition de ces courses cyclistes dans la Cité de La main ne fait pas l’unanimité, nul n’ignore l’investissement humain de tous ces bénévoles qui consacrent une partie de leur temps libre pour redonner vie à des quartiers et par la même occasion, permettre à de jeunes hommes ou femmes de pratiquer leur sport favori en toute sécurité.

Et pourtant, si tout semble être au point pour garantir la sécurité des coureurs et des suiveurs nous avons quand même assisté à des scènes cocasses ou même plutôt dangereuses ce samedi à Dottignies.

A la quête d’un encouragement envers ces jeunes sportifs ou d’un bon cliché, nous aimons aller à leur rencontre, eux qui se dépensent sans compter sur leurs deux roues en semaine pour faire bonne figure lors des compétitions organisées le week-end.

Si les circuits empruntés ne sont pas fermés à la circulation, les automobilistes sont, vous vous en doutez, invités à circuler dans le sens de la course pour éviter de se retrouver face à face avec les coureurs.

Malgré toutes les précautions prises (stationnement interdit dans les rues empruntées, signaleurs bénévoles ou même policiers aux carrefours stratégiques, …) il reste malgré tout quelques irréductibles chauffards pour qui le respect des injonctions émises par ces « signaleurs » n’a aucun sens.

Dans le désordre rencontré ce samedi, relevons celui engendré par ce chauffard à bord d’une camionnette qui coupa la route à… une voiture de police ouvrant la route aux coureurs alors que le signaleur lui avait bien demandé de s’arrêter. A quelques mètres près, c’était la collision assurée.

Vint ensuite ce brave signaleur posté non loin du cimetière, en face d’un bistrot. Mal positionné, il fut souvent surpris par des voitures qui tout naturellement voulaient s’engager dans la rue en contre-sens de la course. S’il parvint, le temps où nous étions présents à éviter aux conducteurs de s’engouffrer là où c’était interdit, l’insistance d’un automobiliste permit à ce dernier de s’aventurer dans cette artère à contre-sens de la course. Devant l’étonnement des « supporters » et autres badauds présents, il répliqua « il n’habite pas loin » rajoutant quand même qu’il ne le connaissait pas et ne savait pas où il habitait. Bref, heureusement qu’aucun coureur attardé n’arrivait sans quoi c’était la catastrophe ! Pour seule remarque de ce brave monsieur, j’eus droit à un « Plutôt que de faire des photos faites le signaleur » …

Dernier fait du jour et pas le moins cocasse, cet autre automobiliste au volant d’une grosse berline allemande qui s’arrêta tout bonnement en face d’un panneau électoral pour y coller ses affiches. Lorsqu’on lui fit remarquer que des coureurs ne tarderaient pas d’arriver, force fut de constater qu’il n’en avait rien à foutre et c’est tout naturellement qu’il récupéra une affiche dans son coffre avec l’envie de l’apposer sur une panneau « humaniste » où… la place semblait cependant manquer pour y ajouter la sienne.

Devant nos remarques de plus en plus pressantes et les coups de sifflet du signaleur posté non loin de là lui signalant le danger de plus en plus imminent et l’invitant à partir le plus vite possible, il répliqua « on m’a laissé passer ». Son je- m’en-foutisme et sa désinvolture étaient criants. Seulement candidat et pas encore élu, on peut se demander quelle forme prendra son égo s’il devient un jour conseiller communal ou même échevin. Comme le disait une personne proche de l’action « On peut se demander ce qu’il fera une fois élu si déjà maintenant il ne respecte rien. Ça promet ». S’il est vrai que cette pratique « se garer n’importe où et n’importe comment » est un sport national dans son pays d’origine d’où est originaire mon ex compagne, il est néanmoins regrettable qu’une personne dont le quotidien est de « donner la vie » mette en danger par son comportement inconscient celle d’adolescents s’adonnant juste à leur sport favori.

Terminons par une petite note humoristique ! Sans doute novice en matière de collage « électoral », c’est avec un tube de colle « Pritt » et un petit rouleau de collant qu’il allait apposer son affiche. Les responsables du cdH auraient-ils oublié de briefer leurs candidats sur la manière de coller efficacement les affiches ? Reconnu comme un excellent « praticien », nous espérons néanmoins qu’il ne suture pas les incisions de ses patientes avec du sparadrap !

Madame la Bourgmestre, Madame la future Bourgmestre, un petit cours de collage s’impose pour vos candidats.

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